rayon de lune

chansons à texte

Triste compagne

le 03/11/2005 à 10h11

 


 


« Ce n'est pas le mal de vivre, non ça c'est réservé aux esthètes à la dérive, qui jugent la déprime démodée. Je n'ai pas la gourmandise qui consiste à tout détester, c'est pas pour moi le mal de vivre, c'est beaucoup trop raffiné. Ça ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier. La larme à l'oeil en automne parce qu'elles sont mortes les feuilles, alors qu'j'les connaissais à peine, elles étaient même pas d'ma famille. Ce n'est pas par désespoir, il faudrait vaille que vaille souffrir du matin au soir, c'est beaucoup trop de travail. Ça ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier. Ce n'est pas non plus du spleen pourtant c'est toujours à la mode, mais c'est de la déprime qui frime le spleen, c'est beaucoup trop snob. Et c'est pas de la mélancolie, c'est dommage ça m'aurait plu, mais les chanteurs ont déjà tout pris, y'en avait plus. Ce n'est qu'une triste compagne, une peste qui murmure, "n'oublie pas que tout s'éloigne et ne restent que les pleurs. »


 


Bénabar

unintented

le 24/10/2005 à 10h11

 

 

You could be my unintended
Choice to live my life extended
You could be the one I'll always love
You could be the one who listens to my deepest inquisitions
You could be the one I'll always love

I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before

First there was the one who challenged
All my dreams and all my balance
She could never be as good as you

You could be my unintended
Choice to live my life extended
You should be the one I'll always love

I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before

I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before

Before you

 

Muse

 

(un petit calin musical)

La bonne étoile

le 16/10/2005 à 15h39

 

 

Terrien,
Juste une poussière
Dans un système solaire
Une chose mystérieuse
C’est rien,
On est tous un peu flous
Pas sûrs de nous du tout
Dans la nébuleuse
Ce soir,
En regardant les étoiles
J’ai vu dans le ciel
Quelque chose qui brille, brille, brille

À la belle étoile
Quelques étoiles filantes
Et toi la bonne étoile
Autour de toutes ces figurantes

Visible,
À l’œil nu si on veut
Il fallait ouvrir les yeux
Sur ce point lumineux

J’étais à des années lumières
De penser qu’un jour
Je pourrais y croire
Ça m’sidère ce désir qui monte en moi

À la belle étoile
Quelques étoiles fuyantes
Et toi la bonne étoile
Autour de toutes ces figurantes
Et toi la bonne étoile

 

- M -

 

 

Coup de chapeau à cet artiste au talent extraordinaire. Du fond du coeur, MERCI pour cette petite merveille qui me parle tant... 

 

 

 

Tu dis rien

le 05/10/2005 à 12h34

Tu penses quoi toi?
Tu dis rien

En une heure de tes bras
Souffler la colère du monde
Voyager, être là
Sauver chacune des secondes
Et protéger du froid
Les idées sans confondre
Tu vois je rêve encore
Penser plus vite que mon ombre

Vois-tu je serai roi
Jusqu'à celui de ce monde
Te souviens-tu de moi
Et jusqu'au son de ma voix
Suis-je aussi maladroit
Et tristesse à la fois?
Tu vois je rêve encore
Marcher plus vite que mes pas
Mais toi, tu penses quoi?
Tu dis rien

Soulager de tes bras
Douleur et poussière mon ange
Au voleur de ta voix
Plier chacune des phalanges
Me suggérer comme ça
Des yeux, du bout des doigts
Tout bas je rêve encore
Penser plus vite, je peux pas

Toi tu dis rien
Tu oublies, tu penses à rien
Tu souris, mais qu'est-ce qu'on est bien
On oublie, on traverse le haut
Nos pas s'épousent sans lieu sombre
Et toi tu penses quoi?
Tu dis rien

Moi je veux bien m'arrêter
Si tu veux danser
Moi je veux bien tout quitter
Si tu veux t'approcher
Mais toi tu penses quoi?
Tu dis rien

 

Louise Attaque

Pour un oui, pour un non

le 28/09/2005 à 13h50

 

 

Je n'ai pas encore l'information,
contacterai à la réception
je tourne et tourne à l'imperfection,
signalerai toute progression
je mets en boucle la même décision,
pourquoi changer quelle révolution ?
j'étouffe au moindre "si on"
renaît sans cesse sans une seule décision
ma vie s'écroule et mon manque d'impression
me met sous vide me protège des scissions
Je n'ai pas encore l'information,
contacterai à la réception
j'aspire à l'être j'ai de l'ambition
convoite à l'être à la réception
mais moi je tourne à l'imperfection,
signalerai toute progression
je mets en boucle la même décision,
pourquoi changer quelle révolution ?
je dis comme tous j'y peux rien
et reconnais qu'on y est bien
je dis comme tous et pour rien
ne changerai j'y suis bien
tout ça pour un oui pour un non
je traîne encore sans intuition
pour un oui pour un non
je traîne encore mes contradictions
Je n'ai pas encore l'information,
contacterai à la réception
je tourne et tourne à l'imperfection,
signalerai toute progression

 

     Louise Attaque

En boucle

le 20/08/2005 à 23h35

WITHOUT YOU I'M NOTHING



Strange infatuation seems to grace the evening tide
I'll take it by your side
Such imagination seems to help the feeling slide
I'll take it by your side
Instant correlation sucks and breeds a pack of lies
I'll take it by your side
Oversaturation curls the skin and tense the hide
I'll take it by your side 


I'm unclean a libertine
And every time you vent your spleen
I seem to lose the power of speech
You're sleeping slowly from my reach
You grow me like an evergreen
You never see the lonely me at all

I…
Take the plan spin it sideways
I…
Fall

 

Placebo-Bowie

Mam'selle Bulle

le 16/08/2005 à 15h45


Mam'selle Bulle avait un rêve un peu spécial
Pour une bulle, quitter la terre c'est peu banal
Mam'selle Bulle...
Comme un funambule qui rêverait de s'envoler

A l'envol d'un ballon
Bulle s'est accrochée
Championne de l'aviation, Bulle commence à s'élever
Au-dessus des arbres
Un alpiniste anglais
Lui indique le haut d'la montagne mam'selle n'est pas rassurée
Elle se demande
Où le ballon se dirige ?
Mademoiselle tout en haut
Avez-vous le vertige ?

Mam'selle Bulle
Mam'selle Bulle avait un rêve un peu spécial
Pour une bulle, quitter la terre c'est peu banal
Mam'selle Bulle...
Comme un funambule qui rêverait de s'envoler

Balayé par un vol d'hélicoptère
C'est fou le nombre d'habitants
Qu'on peut croiser en l'air
Guidé par les planeurs
Le bourdon d'un ULM
Qui tire derrière lui un drapeau
Avec écrit " Je t'aime ! "
Dire bonjour aux avions
Croiser des hôtesses de l'air
Des colombes, des pigeons
Battant des ailes à l'envers

Mam'selle Bulle
Traverse les nuages
Enfile un pull
Il fait froid au-d'sus des orages
Mam'selle bulle
Comme un vers luisant qui rêverait d'un feu follet

Mam'selle Bulle tourne la tête en arrière
Elle aperçoit un point qui ressemble à la terre
Faut faire vite !
Une bulle ça peut éclater
Elle croise Spoutnik le satellite
Qui lui a tout expliqué

Mam'selle Bulle
N'est pas très noctambule
N'a pas prévu dans son paquetage
Qu'il ferait noir dans les nuages
Mam'selle Bulle...
Comme un papillon de nuit vers l'étoile qui l'éblouit

Au ciel étoilé
Bulle s'est accrochée
Et c'est dans la voie lactée que bulle décida d'habiter
Ainsi dans le ciel
Depuis des millions d'années
Madame la Terre observe cette bulle illuminée
Chaque soir
Quand la nuit vient à tomber
Mam'selle Bulle sur nous veille jusqu'à ce que l'soleil l'interpelle


Mam'selle Bulle
Mam'selle Bulle avait un rêve un peu spécial
Pour une bulle, quitter la terre c'est peu banal
Mam'selle Bulle...
Comme un funambule qui rêverait de s'envoler

 

Les Ogres de Barback 

La nuit je me mens...

le 15/08/2005 à 11h54

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.

la nuit je mens...

 

 Alain Bashung

 

Aujourd'hui, je voudrais vous faire partager ce petit moment-là

chaud devant !

le 10/05/2005 à 19h22
Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquement...
J'ai dans mon ciel
Des tonnes de célestes
M'accroche aux ailes...
Et tombe l'ange Gabriel !

Obsédée du pire
Un peu trop physique...
L'envie de frémir
Est pharaonique !
..fi de l'ascèse !
Ma vie s'enténèbre
Moi sans la langue
Sans sexe je m'exangue !

L'amour, c'est rien !
Quand c'est politiquement correct
On s'aime bien,
On n'sait même plus quand on se blesse
L'amour c'est rien
Quand tout est sexuellement correct
On s'ennuie bien
On crie avant pour qu'ça s'arrête
La vie n'est rien...
Quand elle est tiède !
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendre de cigarette
La vie est bien...
Elle est de miel !
Quand elle s'acide de dynamite
Qui m'aime me suive !

Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Mes moindres soupirs
Se métaphysiquent...
J'ai dans la tête
Des tonnes de pirouettes
Le saut de l'ange
N'a pour moi rien d'étrange

Obsédée du pire
Et pas très prolixe
Partager mes rires
Plutôt plutoniques
J'ai dans ma sphère
Un effet de serre
Mon sang bouillonne
Je bout de tout, en somme

L'amour, c'est rien !
Quand c'est politiquement correct
On s'aime bien,
On n'sait même pas quand on se blesse
L'amour c'est rien
Quand tout est sexuellement correct
On s'ennuie bien
On crie avant pour qu'ça s'arrête
La vie n'est rien...
Quand elle est tiède !
Elle se consume et vous bascule
Le sang en cendre de cigarette
La vie est bien...
Elle est de miel !
Quand elle s'acide de dynamite
Qui m'aime me suive !

M. Farmer

Pour ne pas oublier

le 24/04/2005 à 22h27
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
A côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour

La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schuman et puis Mozart

Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi, comme toi, comme toi...

Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois

Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et elle se marierait un jour peut-être à Varsovie

Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi, comme toi, comme toi...

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur, rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement

Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant.

Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi, comme toi, comme toi,
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi, comme toi, comme toi...

JJG

Message personnel

le 15/04/2005 à 10h48
A certaines femmes, qui determinent leurs "cibles" de drague sur des critères qui me debectent, style "cadre"...


J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou
c'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux

des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues
j'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous

moi je m'en moque
j'envoie valser
les truc en toc
les cages dorées
toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

j'en vois des qui s'lancent des regards
et des fleurs
puis qui s'laissent quelque part
ou ailleurs
entre les roses et les choux
j'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu
un peu comme nous
qui nous aimons beaucoup

et d'envoyer
ailleurs
valser
les bagues et les
cœurs
en collier
car quand on s'aime très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

moi pour toujours
j'envoie valser
les preuves d'amour
en or plaqué
puisque tu m'serres très fort
c'est là mon trésor
c'est toi
toi qui vaut de l'or

Zazie

juste pour partager

le 12/04/2005 à 21h02
Elle ne reflète pas mon état d'âme du moment, mais je suis en train de l'écouter, et j'ai envie de vous la faire partager, personnellement, c'est peut-être celle que je préfére de Gerard Manset...

Lumières
Paroles et Musique: Gérard Manset

Mais où sont passées les lumières
Qui nous guidaient ?
Peut-être étions-nous trop fiers
Pour baisser la tête.
Le monde a tourné sans nous,
Sans nous attendre.
Les ténèbres sont partout
Couvertes de cendres.

Mais souviens-toi
Que l'on s'aimait quand même.
Nous étions si jeunes, si fiers
Et, comment le dire,
Nous avons perdu la lumière,
L'étoile qui caressait nos paupières.
Tout m'est égal.

Et quand même
On se souvient,
On se rappelle
De quelque chose
Qu'on pose près du lit,
D'une lumière
Qui brillait la nuit.

Mais où sont passées les lumières
Qui nous guidaient ?
Devenus statues de pierre,
Qu'avons nous fait ?
Les instants, comme des clous de fer
Qu'on enfonce
Et rien que le bruit de la mer
Pour seule réponse.

Souviens-toi, c'était hier,
Mais aujourd'hui,
Le lion secoue sa crinière.
Peur de la nuit,
Gratte le fond de la rivière
Où il venait boire.
Nous avons perdu la lumière.
Nous sommes dans le noir.

Mais où sont passées les lumières
Qui nous guidaient ?
Le lion secoue sa crinière
A chaque coup de fouet
Derrière les barreaux de fer,
Sans illusion.
Derrière les barreaux de fer,
De sa prison.

Cadeau

le 04/04/2005 à 13h49
A mes enfants...

Hier soir, dans la cuisine,
je préparais le dîner, quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné.
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
et je l'ai lu. Et voici ce qu'il disait :

Pour avoir fait mon lit toute la semaine 3 francs
Pour avoir été aux commissions 1 franc
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions 1 franc 25
Pour avoir descendu la corbeille à papiers 75 centimes
Pour avoir remonté la corbeille à papiers 1 franc et 10 centimes
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon 25 centimes
Total 9 francs et 85 centimes.

Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon
et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai repris son crayon, j'ai retourné la feuille et voilà ce que j'ai écrit :

Pour neuf mois de patience et douze heures de souffrance
CADEAU
Pour tant de nuits de veille, surveillant ton sommeil
CADEAU
Pour les tours de manège, les jouets, le collège
CADEAU
Et quand on fait le tour, le total de mon amour,
C'est CADEAU

Quand il a eu fini de lire, il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tête et a dit :

"M'Man, je t'aime très beaucoup"

Il a repris son papier, l'a retourné, et en grosses, grosses lettres,
a marqué :

"CADEAU"

Et quand on fait le tour, le total de l'amour,
C'est CADEAU, C'est CADEAU

Marie Laforêt

Que serais-je sans toi ?

le 27/03/2005 à 22h36
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Aragon

Oiseau de Paradis

le 25/03/2005 à 12h14
S'il chante, c'est qu'il est deux
C'est qu'il est heureux
Dans son monde à lui
Il me l'a dit
L'oiseau de paradis
Si tu vas chez lui
Tu verras qu'il parle peu
Mais demande lui
Qu'il chante mieux

L'oiseau de paradis
Chante toute la nuit
Dans sa cage à demi
Emplie d'eau de vie
L'oiseau de paradis
Chante toute la nuit
Fermant sa porte au bruit
Du monde qui l'ennuie

S'il chante, c'est qu'il est deux
C'est qu'il est heureux
Dans son monde à lui
Laisse le lui
Ne mets pas de l'huile
sur le feu
Sur son toit de tuiles
Son carré de ciel bleu
Mais demande lui
Qu'il chante mieux

Gerard Manset

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