rayon de lune

chansons à texte

une vie de rien

le 12/11/2006 à 20h33

 

A ces gens-là je dédie cette chanson...

 

je voudrais une vie qui tremble ,
une vie pleine de nuits blanches,
une de ces vies qu'on n'oublie pas,
une vie en habits du dimanche,
je voudrais une vie qui danse,
une vie qui se relève de tout,
une vie qui se retrousse les manches,
une vie qui sait se mettre a genoux,

mais je veux bien d'une vie de rien,
de longs matins ensommeillés
une vie passée entre tes seins,
à étudier ta peau de près,
oui je veux bien d'une vie de rien,
les nuits les jours entremêlés
une vie sans l'ombre d'un destin,
une vie posée entre tes mains

j'voudrais des frissons en pagaille,
des grands bûchés, des feux de paille,
j'voudrais des saveurs a la pelle,
et les faveurs de toutes les belles,
j'voudrais des tas de grands voyages,
des tas de reveils incertains,
j'voudrais une vie des grands chemins,
j'voudrais une vie des beaux rivages,

mais je veux bien d'une vie de rien,
de longs matins ensomeillés
une vie passée entre tes seins,
à étudier ta peau de près...
oui je veux bien d'une vie de rien,
les nuits les jours entremêlés
une vie sans l'ombre d'un destin,
une vie posée entre tes mains

je voudrais une vie qui tremble ,
une vie pleine de nuits blanches,
une de ces vies qu'on oublie pas,
une vie en habits du dimanche,

mais je veux bien d'une vie de rien
   mais je veux bien d'une vie de rien...

 

Julien Clerc

Des mots...

le 05/11/2006 à 13h44

 

Des mots des grands mots des tout beaux
Qui vous font frissonner et qui font craquer la peau
Des mots pour calmer l'âme des pauvres
Pour piquer aux yeux de petits amoureux
Des mots encore et puis toujours
Heureux ou bien saignants ça dépend du discours
Qui crachent leur foi jusqu'en pleine figure
Pour ne dire rien d'autre que mensonges de plus

Si j'avais su... Si j'avais su... 

Des mots dans les bouches des couloirs du métro
Des mots tout chauds de ceux qu'on vient de nous inventer
Et qu'il va nous en cuire
Qui va nous arriver
Qui raconteront comment est-ce qu'on se fera bouffer
Des mots des vieux mots usés des familles 
Des mots sur le courage, la vie et puis tout çà
Des mots sur le bonheur qui pour une autre fois
Et puisque y'a rien à dire
Fait le nous ton discours

 
Des mots pour flatter les petits animaux
Qui sont déjà bien bêtes à bouffer du foin
Des mots qu'on dit pour un bon locataire
Une bonne année pour vous, pour la terre entière

Si j'avais su... Si j'avais su... 

Des mots pour la petite fiancée
Celle qu'on aurait pas dû laisser tomber
Avec son petit coeur qui rêve sur le pavé
Son petit regard qui sait plus où se poser
Des mots pour la vente générale
Des mots encore en bouillies ou bien en drame
Des mots tout prêts pour les grands abattoirs
Et puiqu'il est bien mort
Fait le nous ton discours


Des mots par pleine charrette
Des mots par plein de paquet
Pour nous rassurer

Je ne me batterai plus... Je ne me batterai plus... 

 

Raphaël

 

Comme un guerrier
Qui perd son bras,
Son œil au combat,
A chercher le choc,
Fendre le roc
Comme un guerrier qui tombe.

Un pied dans la tombe,
On se fait mal
Et sifflent les balles,
Le vent, la mitraille,
Le pont, les rails.
Dessous la rivière
Rapide et fière
Rapide et fière.

Une barque t'attend
Et l'indienne est dedans
Avec ses cheveux noirs,
Ses dents d'ivoire.
On a rien à se dire.
Ensemble, on va fuir,
Ensemble, on va fuir.

Comme un guerrier,
Le crâne bandé,
Qu'a plus qu'une heure à vivre
Sur la toile du sac,
Quand la fièvre monte
Au fond du hamac,
C'est comme un guerrier qui raconte sa vie.

Nous prendrons nos fusils,
Marcherons sur l'Asie
Afin de voir s'ils sont heureux,
Afin de voir s'ils sont heureux.

Comme un guerrier,
Condamné, condamné,
Le crâne rasé,
Sous la pluie, l'averse,
Y a le pont qui traverse.
Dessous la rivière,
Rapide et fière.

La barque t'attend
Et l'indienne est dedans
Avec les fusils,
De la poudre et du plomb.
Et y a le garçon blond
Qu'on traîne avec soi
Malgré ses cheveux de soie.

Nous prendrons nos fusils.
Nous savons nous battre aussi
Afin de voir s'ils sont heureux,
Afin de voir s'ils sont heureux.

Comme un guerrier
Qui perd son bras,
Son œil au combat
Mais quand tu t'éveilles,
Que tu vois la bouteille,
La lampe brisée
Sous la moustiquaire,

Alors, t'as perdu la guerre
Et l'indienne est partie.
Elle a jamais vu la mer.
Tu lui avais promis.
Elle en a marre de la misère.
Elle voulait voir les lumières de la ville.
Elle voulait voir les lumières de la ville.

Comme un guerrier
Condamné, condamné,
Avec son œil de verre
Mangé par les vers,
Percé de flèches empoisonnées,
Condamné, condamné,
Avec les ailes brisées.

Tu resteras seul
Avec des mouches plein la gueule,
Les semelles collées
Tu sentiras dans ton dos
Glisser les anneaux
Du serpent froid
Ce s'ra la dernière fois.

Sur la grande rivière,
Le paradis sur la Terre.
T'as l'indienne qui court,
Qui hurle à l'amour,
Aux pierres aux ronces,
Et qu'a pas de réponse,
Et qu'a pas de réponse.

Alors, tu te sens si vieux,
La main devant les yeux.
Le mal te guette
Et ce soir peut-être,
Sous le million d'étoiles,
A pleurer sur le sac de toile,
A pleurer sur le sac de toile.


Gerard Manset

Misery is a butterfly

le 07/09/2006 à 20h46

 

Dearest Jane I should’ve known better
But I couldn’t say hello, I didn’t know why
But now I think, I think you were sad
Yes you were, you were, you were

What I say, I say only to you
Cause I love and I love only you
Dearest Jane, I want to give you a dream
That no one has given you

Remember when we found misery
We watched her, watched her spread her wings
And slowly fly around our room
And she asked for your gentle mind

Misery is a butterfly
Her heavy wings will warp your mind
With her small ugly face
And her long antenna
And her black and pink heavy wings

Remember when we found misery
We watched her, watched her spread her wings
And slowly fly around our room
And she asked for your gentle mind

 

Blonde redhead

Obok

le 03/09/2006 à 20h25

 

"Pour des gens comme moi qui n'ont aucune imagination, l'inspiration ne peut venir que du vécu. Je me méfie de l'imagination ; souvent elle accouche d'oeuvre d'une banalité stupéfiante"

G.M

 

Pour info, Gérard Manset a sorti un nouvel album : Obok 

A découvrir... bien entendu ;)

 

Et pour le plaisir...

 

          Entrez dans le rêve         
Paroles et Musique: Gérard Manset   1984
           

Ramenez le drap sur vos yeux et
Entrez dans le rêve,
Reprendre la vie des autres où on l'a laissée
Quand le jour s'achève,
Voir les couleurs, voir les formes,
Enfin marcher pendant que les autres dorment,
Voir les couleurs, voir les formes.
Les villes sont des villes bordées de nuit
Et peuplées d'animaux qui marchent sans bruit,
Toujours, dans votre dos, la peur vous suit.

Ramenez le drap sous vos yeux et
Entrez dans le rêve.
Allumez l'écran merveilleux
Quand le jour s'achève.
Retrouver l'amour blessé
Au fond du tiroir où on l'avait laissé,
Retrouver l'amour blessé,
Découper le monde à coup de rasoir
Pour voir au cœur du fruit le noyau noir.
La vie n'est pas ce qu'on nous fait croire.
La vie n'est pas la vie.

La vie n'est pas ce qu'on nous fait croire.
Mieux vaut le drap du désespoir
Puisque la vie n'est pas ce qu'on nous fait croire alors
Mieux vaut le drap du désespoir.
Ramenez le drap sur vos yeux.
Allumez l'écran merveilleux,
Quand le jour s'achève.

L'innamorammento

le 23/08/2006 à 22h50

Toi qui n'as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j'ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s'il me faut tout recommencer

Toi qui n'as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j'ai
Dans le cœur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s'use
Mais qui aime

J ' n'ai pas choisi de l'être
Mais c'est là, " l ' innamoramento "
L'amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à toi
Et c'est là, " l ' innamoramento "
Tout son être s'impose à moi
Trouver enfin peut-être un écho

Toi qui n'as pas vu l'autre coté, de
Ma mémoire aux portes condamnées, j'ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu'il me faudra cesser

Moi qui n'ai plus regardé le ciel, j'ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L'inconnu a meurtri plus d'un cœur
Et son âme sœur
On l'espère, on l'attend, on la fuit même
Mais on aime

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le 20/08/2006 à 13h11

D'amour en amour

le 20/08/2006 à 12h56

 

Avec dans ses mains sa tête
se demander souvent
Si une même personne vraiment
Peut en valoir deux simultanément
Histoire sans queue ni tête
Je l'ai posée souvent,
on m'a répondu aussi sec
Trop beau pour être honnête
Pour être plus que poétique
Et puis dans les soirées
Se dire je t'aime c'est pas net
Je t'aime encore c'est rageant
Je ne t'aime plus ça c'est navrant
Il t'aime lui ça c'est chouette
Il te le dit souvent
Il ne t'aime plus dis le au vent
Et cherche bien il gagne du temps
Pour être plus que poétique
Finir plus loin sur la droite
un peu plus haut dans le fond
Avec entrain c'est ça qui m'épate
Avec tout ce qu'il faut
D'amour en amour maîtriser mon parcours
Garder le sens de l'orientation
Souffrir tous les discours
D'amour en amour maîtriser mon parcours
Garder le sens de l'orientation
S'offrir tous les discours.

 

Louise Attaque

Voir un ami pleurer

le 19/03/2006 à 15h21

Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur vous monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais... mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais... mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ses enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ce métro rempli de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juif
Ni l'élégance d'être nègre
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais... mais voir un ami pleurer!

Jacques BREL

( à écouter absolument : la reprise d' Arno )


paroles de...

le 05/02/2006 à 12h05

 

 

"On pleure pas parce qu'un train s'en va
on reste là sur le quai
on attend sous un ciel de suie
que les dieux nous métamorphosent
et ça sent le sexe transi
sous le rose de nos ecchymoses"

(libido moriendi)

 

"De la folie des ombres
à l'alchimie des heures
on se perd dans le nombre
infini des rumeurs ...
C'est juste une pénombre
au fond de la douleur
c'est juste un coin trop sombre
au bout d'un autre ailleurs..."

(scandale mélancolique)

 

"Ça sent la vieille guenille et l'épicier cafard
dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour
où les noirs funambules du vieux cirque barbare
se pissent dans le froc en riant de leurs tours
j'ai volé mon âme à un clown"

(confessions d'un never been)

 

"le jeu de la folie est un sport de l'extrême
qui se pratique souvent au bord des précipices
où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices"

(le jeu de la folie)

 

"Le vent glacé sur mon sourire
laisse une traînée de buée
quand je regarde l'avenir
au fond de mes yeux nécrosés...
mais mon regard s'efface
je suis l'étranger dans la glace
mais ma mémoire s'efface"

(l'étranger dans la glace)

 

H.F THIEFAINE

J'traine des pieds

le 02/02/2006 à 20h03

J'traînais les pieds, des casseroles
J'n'aimais pas beaucoup l'école
J'traînais les pieds, mes guiboles abîmées
J'explorais mon quartier

J'traînais des pieds dans mon café
Les vieux à la belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépées
A mes p'tits soins, à m'pouponner

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

La fumée du boeuf bourguignon
Toute la famille tête dans l'guidon
Du temps où ont pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les habitués, les gens d'passage surtout l'été
Joyeux bordel dans mon café

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
balayée la terrasse, envolé le bout d'chou
envolées les miettes de nous

Je traîne les pieds, j'traîne mes casseroles
J'n'aime toujours pas l'école

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

 

Olivia Ruiz

L'indécision

le 15/01/2006 à 12h13

 

 

 Suite à une scène de vie observée dans un supermarché, je ne peux m'empecher de dédier cette chanson à la plupart des couples que je vois vîvre autour de moi...

 Pas si mal le célibat finalement ;)

 

Oh mon amour, je n'ai aucun regret de partir
Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à m'étendre
sur de jolies choses passées en ta compagnie
sur de jolies choses passées, usées pour la vie

On n'a pas su recolorier le fond de l'écran
notre histoire pauvre en couleurs
a sombré dans le gris, assombrit mon coeur,
ne bat plus la cadence des jours heureux passés en ta présence

Oh mon amour, le temps ne suspend plus son vol
Attéré, attéri, abattu en plein vol
non mais dis-moi vraiment à quoi l'on ressemble après toutes ces années à
vivre ensemble


Oh mon amour, je n'ai pas le courage de partir
Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à entreprendre
de jolies choses et seul, sans ta compagnie
de jolies choses passées se cognaient à la vie

Je n'ai pas su effacer le fond de l'écran
notre histoire pauvre en couleur
semble indélebile
Assailli mon coeur ne bat plus la cadence des jours heureux passés en ta
présence

Oh mon amour, le temps ne suspend plus son vol
Attéré, attéri, abattu en plein vol
non mais dis moi vraiment à quoi l'on ressemble après toutes ces années à
vivre ensemble


Oh mon amour, je n'ai aucun regret de partir
Non mais vraiment je n'ai pas eu le coeur à m'étendre

oh mon amour

oh mon amour, vraiment à quoi l'on ressemble après toutes ces années à vivre
ensemble...

                                        DA SILVA

Volontaire

le 10/12/2005 à 20h50


Emotions censurées, j'en ai plein le container
J'm'accroche aux cendriers et j'm'arrange pas les maxilaires
Sélection rythmique, sélection d'combat, effets secondaires
C'est elles, séquelles, c'est tout c'qui me reste de caractère


Têtes brûlées, j'ai plus qu'à m'ouvrir le canadair
N'essayez pas d'm'etteindre, ou j'm'incendie, volontaire
Volontaire!
A l'analyse, ils sortiraient que j'suis pas d'équerre
Vol de nuit sur l'antarctique, j'attends la prochaine guerre



Jamais d'escales, jamais d'contacts avec l'ordinaire
Perdus la boussoule, le compas : erreur volontaire
Volontaire!



Frôler des pylônes, des canyons
Et frôler l'éphémère



Si tu touches, si tu t'crashes,
tu rentres dans le légendaire



Réalité, réalités, punition exemplaire
Si c'est pour jouer les fugitifs, moi j'suis volontaire
Volontaire!

 

 

Noir Désir / Alain Bashung

Jeanne

le 01/12/2005 à 19h22

 

 

 Pour toi J-Fred.

 Sans doute le plus bel hommage que l'on puisse faire à ce personnage fascinant...

 

Quand elle revint chez les siens,
Les gens l'attendaient sur le port,
Buvant le vin des musiciens,
Entourés d'hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages
Et qui tenaient debout leurs fusées.

On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu'on avait amené chez nous
Et dont on dit qu'il bouge encore.

En elle-même, au fond du puits
Du temps qui s'est passé depuis
Alors autour des barques folles,
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l'évêque de Meaux,
On parle d'elle à demi-mot.

On dit de Jeanne revenue,
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu'elle abat,
C'est celui qu'elle avait mis bas.


Quand elle revint chez les siens,
Les gens l'attendaient sur le port,
Fumant l'herbe des magiciens,
Jouant sur des violons anciens.
Au creux de leur âme s'envole
La chanson de Jeanne la folle.

On dit que Jeanne est revenue,
Que c'est le démon toute nue
Et devant l'évêque de Meaux,
On la condamne à demi-mot.

A côté d'eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montent le creux de son lit.

Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin,
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal.

Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts,
Il s'en trouvait peut-être bien
Qui l'attendaient, qui l'aiment encore.

Au fond du puits volent les cendres
Où l'on voit son âme descendre.
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap.

Autour des barques qu'on a mises,
Montera l'eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut,
Des faux, des fourches et des pieux.

C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux.

C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues,
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux.
C'est pour le jugement de Dieu.

 

Gerard Manset

Non ça s'peut pas

le 20/11/2005 à 12h36

 

Ca s'peut pas
c'est trop fort, c'est trop pur
Notre amour là
Ca s'peut pas qu'ça dure encore
Ca s'peut pas
Quand les astres seront morts
Tout l'tralala
Ca s'peut pas, y a trop d'bonheur
Ca s'peut pas
L'amour le vrai, un jour il meurt
Il reste pas

On se tient fort la main
En marchant sur des parking
On se dévore des yeux
Sous la lune sanguine
Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien
Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien

Ca s'peut pas qu'ton coeur s'emporte
Ca s'peut pas
Dans dix ans, derrière la porte
Au bruit d'mes pas
Ca s'peut pas qu'j'te fasse des choses
Ca s'peut pas
Quand j's'rai frippée, pleine d'artrose
Ridée, tout ça
Ca s'peut pas qu't'aies pas un jour
Ca s'peut pas
Pour une autre, les yeux d'l'amour
Tu m'oublieras

On se tient fort la main
En marchant sur des parking
On se dévore des yeux
Sous la lune sanguine
Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien
Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien

Mais ça s'peut pas qu'y'ait plus un jour
Ca s'peut pas
Tout c'bonheur, tout cet amour
Tout c'tralala
Ca s'peut pas qu'y'ait pas encore
Ca s'peut pas
Quand les astres seront morts
Nous deux, tout ça
Ca s'peut pas, ouais dis-le moi
Qu'ça s'peut pas
Que notre amour à nous il meurt
Allez, il restera

On se tient fort la main
En marchant sur des parking
On se dévore des yeux
Sous la lune sanguine
Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien
Ouais, on s'croit plus malin
Ouais, on n'a peur de rien
Peur de rien

Et on s'croit plus malin
Et on n'a peur de rien

 

Clarika / Bernard Lavilliers

 

Et pendant ce temps là...  Oui on s'croit plus malin, oui on n'a peur de rien, si ça s'pourra...

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